La nouvelle génération



Sébastien
Cécile
Martin
Aujourd’hui, Sébastien, Cécile et Martin ont à leur tour repris le flambeau familial. Profondément attachés à leurs racines et pleinement conscients de ce que représente la transmission d’un héritage construit au fil de plus de quatre siècles, chacun contribue, à sa manière, à faire vivre et évoluer ce patrimoine.
Ensemble, ils poursuivent une histoire familiale commencée en 1610, avec la volonté de préserver ce qui leur a été transmis tout en écrivant, à leur tour, les prochaines pages de cette histoire.
Une Famille de Vignerons à Colmar depuis 1603

Ville de Colmar en 1610
HISTORIQUEMENT PARLANT
Les Jund sont connus pour la célèbre citation de 1630, issue de la chronique de la douane de Colmar :
“Au mois de septembre, Martin Jund vigneron, a découvert, dans sa vigne de Wettolsheim, une grappe de raisin qui avait la longueur d’une aune moins un quart. Une partie du raisin était déjà mûre, tandis que l’autre partie était en fleurs.”
L’anecdote vaut évidemment pour la singularité observée. Elle rappelle aussi une notion générale de l’époque médiévale qui perdure à l’époque moderne.
Tout autour de la ville, enserrée dans ses remparts, se disposent de manière concentrique, et parfois en amphithéâtre si le relief s’y prête, les champs et les vignes accessibles à pied, le temps d’un aller-retour dans la journée.
Les Jund originaires d’Autriche, sont arrivés en Alsace au début du XVIe siècle.

MYRIAM ET ANDRE
(1956)

Depuis 1980, André Ducros, né en 1956, fils d’Annie Jund, et son épouse Myriam Wolfersperger, née en 1956 et originaire de Michelbach près de Cernay, ont poursuivi l’histoire du domaine familial. Tous deux titulaires d’un BTAG obtenu à Rouffach, ils ont développé l’exploitation jusqu’à cultiver 18 hectares de vignes, de Turckheim à Bennwihr, en passant par Katzenthal, Ammerschwihr, Kaysersberg et Kientzheim.
Dès leur installation, ils choisissent également d’ouvrir les portes de la maison familiale en y développant l’accueil en chambres d’hôtes, donnant ainsi une nouvelle dimension à cette tradition d’hospitalité et de partage.
Aujourd’hui à la retraite, André et Myriam ont à leur tour transmis le domaine et son patrimoine à leurs enfants. Une transmission qui va bien au-delà des vignes : celle d’une maison, d’une histoire familiale, d’un savoir-faire et d’un attachement profond à ce patrimoine qu’ils ont fait vivre et évoluer pendant plus de quarante ans.
MARTIN JUND
(1888 - 1973)
Après un quart de siècle passé au Maroc dans la région d'El Jadida, principalement dans le maraîchage, Martin Jund, le 5e du nom, (1888-1973) et son épouse, née Kopp, reprennent l’exploitation du vignoble familial alsacien en 1948, et rachètent de nombreuses parcelles sur la Hardt de Colmar qu’ils réussissent à grouper en quatre gros lots d’une superficie totale de 7 hectares.


ANNIE JUND
(1924 - 2008)
Au décès de son père en 1973, sa fille Annie Jund, née en 1924, reprend le domaine. Chef d’exploitation de 1973 à 1980, elle pérennise le vignoble et opte, dès 1970, pour la mise en bouteilles dans la maison familiale, rue de l’Ange, l’une des premières à arborer fièrement ses beaux colombages.
Profondément attachée à son métier comme à cette maison chargée d’histoire, Annie leur consacrera toute sa vie avec passion et détermination.
Bien plus qu’un lieu de travail, elle voyait dans ce domaine et cette demeure un patrimoine familial à préserver, à faire vivre et à transmettre aux générations suivantes.